Quand la Plage du Glaz'Art se met au reggae elle ne le fait pas à moitié. Au lendemain de l’après midi dub avec en tête d’affiche Aba Shanti I était programmé dimanche 4 juilllet The Gladiators avec en première partie le groupe francilien des Colocks. Reggae.fr était présent et vous fait (re)vivre ce couché de soleil musical.
19h : à l’arrivée devant le Glaz'Art ce qui frappe c’est le peu de monde attendant l’ouverture des portes. En effet seule une vingtaine de personnes est sagement assise devant l’espace réservé au concert, masqué par des paravents.
19h15 : les portes s’ouvrent dévoilant au public cette plage. C’est un bel espace où la scène fait face à un grand bar en bois. Tables et fauteuils sont disposés de part et d’autres et donne au tout un aspect à la fois convivial et chaleureux. Le sable au sol et les nombreuses plantes dispersées un peu partout sont bien dans l’esprit « plage ». Qu’une seule absente, l’eau…
Retour à la soirée et l’espace a du mal à se remplir. Les premières personnes se dirigent tout droit vers le bar et les fauteuils, seuls endroits ombragés. On aura bien du mal à les en déloger…
En effet lorsque vingt minutes plus tard les premières notes résonnent, faisant sursauter l’assistance, il n’y a pas grand monde pour s’approcher des Colocks et venir les applaudir. Pourtant ce n’est pas l’énergie qui manque sur scène et le chanteur, Greg, n’hésite pas à donner de lui-même pour tenter d’enflammer le public.
Après une introduction musicale et un retour sur l’histoire plutôt atypique du groupe, les Colocks déroulent leur set composé bien évidemment des titres du premier album « Construire nos Vies » comme « Plus le temps passe », « C’est dans la rue » ou encore « Pourquoi ? », mais aussi de morceaux du second opus encore en préparation avec « Dans la Gueule du Loup » ou « Il y en a Qui ».

Notons également la reprise d’un titre du groupe légendaire Culture « Stop this Fussing and Fighting » qui parvient, un peu, à réchauffer ce public clairsemé.
20h35, une heure à peine après le début du concert, le groupe quitte la scène et ne reviendra pas, malgré les quelques cris qui retentissent dans l’assemblée.
Changement de plateau, la plage se remplit un peu plus, visiblement le public est là exclusivement pour les Gladiators. Notons l’arrivée de Cedric Myton chanteur des Congos qui vient lui aussi écouter Al Griffith chanter.
Après quelques réglages la musique redémarre à 21h et c’est avec Rockfort rock que les musiciens se présentent à nous. Les plus anciens sont là, Clinton Rufus, Ruddlowe Robinson ou encore Galimore Sutherland, toujours fidèles au poste.


C’est avec le Java d’Augustus Pablo que le groupe poursuit sa démonstration avec une jolie prestation au mélodica de Vernon Sutherland.
Al arrive enfin sur scène sous les applaudissements du public et lance un « are you ready ! » suivi de très près des premières notes de « Not afraid to fight » présent sur l’album Symbol of reality. 
Al, fils d’Albert Griffith l’un des fondateurs du groupe dans les années 1970, est toujours aussi énergique même si sa voix semble un peu fatiguée après plusieurs semaines de tournée. 
Les titres s’enchainent parsemés de « pull up », notamment sur « Promise me » et « Teach the children ». Arrive ensuite « Mix up » sous les acclamations du public qui est là, comme souvent, pour les premiers titres du groupe. « Belly full » fait donc tout autant plaisir suivi de « Trial and crosses ».
Le set se termine par « Thorns and Pickle » et « Stick a Bush », titre sur lequel Al viendra serrer la main de quelques uns de ses fans. 
22h20 la musique s’arrête, le groupe sort de scène et lui non plus ne reviendra pas. Les Gladiators doivent prendre un avion car ils sont attendus en Israël pour un concert le lendemain. 

Pas de rappel pour cette soirée en plein air, qui malgré un public clairsemé aura été agréable, grâce, en partie, à ce joli espace créé par l’équipe du Glaz'Art dont il faut saluer le travail.






