Homegrown, c'est le titre du dernier album de Flox, artiste et producteur franco-anglais que l'on ne présente plus. Il se produira le 12 mars prochain au Trabendo à Paris. Le show promet le détour mais en attendant, on vous propose un entretien avec l'artiste :

Reggae.fr : Peux-tu nous rappeler d'où vient ton nom d'artiste ?
Flox : Le nom FLOX vient de ma famille. Un surnom affectif qui me colle à la peau depuis ma tendre enfance.

Comment décris-tu ta musique ?
Je suis le moins bien placé pour ça évidemment. nu reggae semble plaire à pas mal de personnes. Pour moi c’est du reggae mais seulement peu d’artistes font évolué ce style. C’est peut-être pour ça qu’on appelle ça le nu reggae.

Dans quelle mesure tes origines anglaises influencent-elles ta musique ?
Je suis parti d’Angleterre à l’age de 11ans mais j’aime toujours les frites grasses, le thé, les chips au vinaigre et la marmite. Je pense que les premières années d’une vie sont décisifs pour pas mal de choses !

Pourquoi ce titre Homegrown ?
Je fais pousser quelques trucs chez moi pour mon plaisir mais aussi pour partager avec les gens que j’aime. J’aborde la musique de la même manière. Et je voulais aussi sur cet album revenir à quelque chose de très personnel. Pour cela il m’a fallu m’enfermer chez moi pour n’écouter que ma propre critique.

Quelle a été la plus grande difficulté rencontrée pendant l'élaboration de ce nouvel album ?
J’ai peut-être la chance de ne jamais rencontrer de difficulté lorsque je conçois un album. C’est sans doute financièrement que c’est difficile, car pendant qu’on compose on ne «travaille» pas à côté.



Quelle est la plus grande différence avec tes autres opus en termes de travail ?
Pas vraiment de différence à part que j’investis à chaque album dans du matos pour faire évoluer mon son. S'il y a une différence, elle serait en termes de cohérence de style. J’ai voulu faire un album avec une « vibe » constante.

Joues-tu tous les instruments sur l'album ?
Non, j’ai fait jouer Marc Jacquemin (batterie), Vincent Benoit (basse), et Claude Whipple (guitare) sur 4 ou 5 titres.

Globalement le message de ton album est très positif, mais loin d'être simpliste. Comment écris-tu tes textes ?
J’écris tout le temps. Forcément plus lorsque je bosse sur un album mais j’essaye de toujours enregistrer ou de noter une idée quand elle me vient.

Quel est ton meilleur souvenir pendant le processus d'élaboration de l'opus ?
Le meilleur souvenir est celui de recevoir l’album imprimé en sachant c’est terminé ! Cela ne veut pas dire que je n’ai pas vécu de moments forts pendant son élaboration mais ça reste tout de même un sacré taf et tu es content quand tu sais que tu vas pouvoir le partager avec d’autres.



Combien de morceaux crées-tu pour un morceau gardé sur l'album ?
J’ai décidé il y a quelques années de tout garder. Je pense que toute idée est bonne. J’ai un autre titre qui sortira pour une réédition mais sinon je garde tout. Donc pas de titres mis de côté.

Suis-tu l'actualité reggae jamaïcaine et anglaise ?
Je suis l’actu anglaise sur BBC1Xtra ou sur le site de Ninja tune mais je ne cherche pas forcément une actu reggae. Je cherche surtout des artistes qui font avancer la musique avec un grand M.

Quels artistes reggae anglais t'ont le plus marqué ?
Question piège !!! Est ce que Aswad et LKJ sont anglais ? J’ai pas mal écouté UB40 qui faisait déjà un nu reggae à l’époque ! Mais j’écoutais principalement des anglais originaires de la Jamaïque comme Prince Far I, Steel Pulse, Aswad, LKJ, etc...



Que ferais-tu de ta vie si tu n'étais pas musicien ?
Je voulais être ébéniste très tôt et j’ai postulé pour l’école Boulle mais je n’avais pas un niveau général assez élevé. J’ai donc passé le concours à l’école Estienne et j’ai fait 5 années de reliure d’art. Mais en sortant de l’école j’avais envie de faire autre chose donc j’ai bossé presque 10 années dans une société d’identification informatique ! J’ai su assez vite que je pouvais faire pas mal de choses avec ma vie parce que rien ne me semblait insurmontable. Et encore aujourd’hui je me dis que tout est possible. C’est une chance.

A quoi ressemble un show de Flox ?
Entre mon fantasme et la réalité il y a peut-être un fossé ! Mais si je devais décrire ce sur quoi je travail depuis presque 10 ans je dirais qu’un show de Flox c’est un moment de partage, faire bien comprendre au public que c’est lui qui m’invite sur scène et que je suis reconnaissant pour ça. A partir de là il y a de la musique, des lumières et un peu de vidéo. Viens le 12 mars au Trabendo tu auras une réponse en live !