Alors qu’il se fait d’habitude assez discret, on a pu voir Pupajim participer à tous les gros projets de ces derniers mois (Dear Friend sur le dernier album d’ Alpha Steppa Raise The Ark, Water sur celui d’OBF Signz, Aubépines avec Biga Ranx sur son opus Sunset Cassette…) et avec à chaque une big tune à la clé. Rassurez-vous le MC en avait gardé sous le pied et nous revenait avec ses acolytes Rootystep et Mac Gyver au début de l’été pour un superbe nouvel album de Stand High Patrol : Our Own Way (Stand High Records, dispo ici).



Ce nouvel opus s’ouvre sur Morning, introduction parfaite où Pupajim nous accueille d’une voix douce et posée sur des cris d’animaux qui font office d’instrumentale, ça commence bien. Ça continue avec des pures productions Stand High Patrol comme  le sublime Sailing in Rough Seas dans un style aussi sweet que jazzy ou encore Dub o’Clock et son riddim digital sur lequel Pupajim nous conte son amour du soundsystem et du « dub a dub ».



Les big tunes s’enchainent : on retrouve Along the River qu’on avait  pu savourer un peu avant la sortie de l’album en guise de mise en bouche avant de tomber sur l’un de nos coups de cœur de cet album (et même de cette année), The Factory, une instrumentale épurée et mélancolique  où Pupajim nous parle de Jay et Amy, un couple fictif dont la vie, la routine et les embuches parleront malheureusement à coup sûr à beaucoup d’entre nous. On retrouvera l’histoire de Jay un peu plus tard dans l’album puisque les Stand High nous en offrent une autre version à l’instrumentale beaucoup moins sobre et plus rapide sur laquelle le chanteur nous offre une version différente de son  texte (Jay’s Life).



Mais prenons un peu l’air et allons faire un tour In the Park, un morceau frais où les Stand High mélangent jazz et Rocksteady avec toujours autant de talent et où les airs de trompettes de Merry viennent répondre à merveille au flow de Pupajim. On demeure dans l’expérimental et le crossover avec des titres comme Rain in the Window où le dub a dub des Stand High flirte avec le jazz, le lo fi et le trip hop. De même pour Every Plane dans un style house/ lounge music ou encore The Train, une instrumentale endiablée aux frontières entre dub, electro et bass  music. 



Comme nous y a habitués le crew Brestois, on a aussi droit à une bonne dose de hip hop : « à l’ancienne » et rappé en Français sur Belleville Rap, ou dans un style beaucoup plus west coast US qui ravira les breakers avec D funk. Les Stand High nous offrent même un morceau très dancehall avec Rainy Ragga sur lequel Pupajim lâche un texte fracassant.



L’opus se conclut sur le sublime Last Days of Winter, une ballade tranquille et planante dont le texte touchant rappelle forcément des souvenirs magiques à tous les parents. 



Our Own Way, un album de plus sur lequel les  Stand High nous régalent par leur précision, le soin apporté à chaque détails et toujours cette facilité à mélanger les genres tout en gardant une identité propre, on adore.  Saluons au passage le travail de Kazy qui accompagne les Stand High depuis leur premier album en créant un univers visuel unique particulièrement recherché. On vous invite à regarder les animations qu’il a réalisées pour cet album disponible sur youtube.

Tracklist :
1. Morning
2. Sailing in Rough Seas
3. Blues
4. Dub o’clock
5. Along the River
6. The Factory
7. In The Park
8. Rain in the Window
9. Jay’s Life
10. Every Plane
11. Belleville Rap
12. The Train
13.  Our Own Way
14. The sound of Nature
15. Rainy Ragga
16. D Funk
17. Last Day of Winter