Après avoir relevé le pari de remplir trois salles parisiennes l'an dernier (l'Accor Arena, l'Olympia et La Cigale), Kalash a vu encore plus grand. Ce 12 juin 2026 restera une date particulière pour le Mwaka Boss : le jour de la sortie de son nouvel album EX-VOTO, mais aussi celui de ses 38 ans. Pour célébrer ce double événement, il avait convié son public à Paris La Défense Arena pour un concert exceptionnel.



Dès l'ouverture des portes, l'Arena affiche complet. Alors que les spectateurs prennent place, DJ KillerZ fait monter la température avec une sélection musicale soigneusement élaborée, parcourant tout le spectre des musiques afro-caribéennes : Dancehall, Kompa, Shatta, Bouillon… Une mise en bouche idéale avant l'arrivée de la star de la soirée.




Après une courte attente, les écrans géants s'animent. La voix de Kalash résonne dans l'enceinte de l'Arena, déclenchant immédiatement une immense clameur. Il ouvre le concert avec Doliprane, puis enchaîne avec Néo, puis le désormais classique Plézi, Danjé…
La mise en scène est particulièrement réussie. Une immense structure à deux niveaux permet à Kalash d'occuper tout l'espace, tandis que les écrans diffusent des visuels spécialement conçus pour chaque morceau, renforçant l'atmosphère de chaque tableau. Le tout soutenu par une pyrotechnie impressionnante.
La première invitée de la soirée est Satori. Ensemble, ils interprètent Moments gâchés, extrait de Mwaka Moon. La chanteuse offre ensuite au public un magnifique Blessing interprété a cappella, mettant en valeur la pureté de sa voix.
Le show continue avec une énergie folle : Independant Gyal, 4 Croisées, Sound System…





Les temps forts s'enchaînent. Mada est sublimé par des écrans habillés aux couleurs de la Martinique, tandis que Bando embrase une Arena totalement acquise à la cause du Mwaka Boss.
Alors que EX-VOTO est sorti quelques heures plus tôt, Kalash interprète 18H33 devant un public qui connaît déjà les paroles par cœur, preuve de l'attente immense suscitée par ce nouvel opus.
Le shatta résonne dans l'Arena avec Laptop, interprété depuis l'étage supérieur de la scène. Maureen rejoint alors Kalash dans une entrée spectaculaire.
DJ KillerZ reprend ensuite les commandes depuis une scène installée au cœur de la fosse. Kalash le rejoint, transformant Paris La Défense Arena en véritable sound system géant. Shake It To The Max, Netflix Chill, Kehlani du nouvel album… Jozii le rejoint et interprète Opinel. Les titres s'enchaînent dans une ambiance survoltée. Kalash profite du moment pour offrir une danse avec sa maman sur scène.





Fidèle à son image, Kalash surprend encore son public en quittant la scène centrale pour traverser toute la fosse. Il prend le temps de saluer ses fans, de serrer des mains et de remercier chacun pour sa présence, offrant un moment de proximité rare dans une salle de cette capacité.
Le spectacle se poursuit avec un dernier invité : le jeune Kima, qui rejoint Kalash sur Tagada et En balade.
Les invités se suivent, puisque c'est au tour de Gazo de rejoindre KLH pour le titre Tu le sais.
Et puisque c'est l'anniversaire de Kalash ce soir — que d'ailleurs le public lui chante Joyeux Anniversaire pendant le concert —, il se fait un cadeau en invitant Joey Starr et Lord Kossity pour le titre Ma Benz, et un a cappella demandé à Joey Starr : Pose ton Gun.




Pour conclure le show, Kalash interprète deux de ses plus grands succès. Taken est « pull up » à plusieurs reprises tant le public reprend les paroles à l'unisson, avant qu'un puissant Mwaka Moon ne fasse vibrer toute l'Arena.
Mais la soirée n'est pas terminée. Kalash avait prévenu : il ne prêterait pas attention à l'horaire théorique du couvre-feu. Il revient donc sur scène sous les acclamations du public.
Les premières notes acoustiques de Can't Live Without You résonnent dans la salle. Une nouvelle fois, Kalash traverse la foule pour rejoindre la scène centrale avant d'offrir l'un des moments les plus émouvants de la soirée avec Vous mes amours, une chanson dédiée à ses enfants, portée par la voix de sa fille sur le refrain.


Le Mwaka Boss termine finalement son concert avec l'incontournable Tombolo. Un impressionnant geyser surgit alors du centre de la scène, projetant à plusieurs mètres de haut un spectaculaire jet d'eau qui accompagne ce final grandiose.
Le temps d'une soirée, Kalash a transporté son public dans son univers. À en juger par les sourires sur les visages et l'énergie qui régnait dans l'Arena jusqu'aux dernières secondes, le pari est plus que réussi. Une nouvelle démonstration de force qui confirme, une fois encore, que le Mwaka Boss occupe une place à part dans le paysage musical francophone.






