WACKIES – Reggae Goodies Vol 1&2
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WACKIES – Reggae Goodies Vol 1&2

WACKIES – Reggae Goodies Wackie's / Nocturne Sortie : 25/02/05 Cet album est une compilation de la quasi-totalité des singles enregistrés chez Wackie's en 1977, autant dire, l'âge d'or du label. Sur la pochette du vinyle original, on pouvait lire "…there will never be another of its kind". En effet, cet album est unique et est une bien belle façon de commencer l'année 2005. Le catalogue Wackie's est une mine d'or pour les amateurs de roots reggae. Et quand on voit que les rééditions pleuvent en ce moment, on ne peut que s'en réjouir. Parmi les sorties 2004 de Lloyd 'Bullwackie' Barnes, on ne pouvait pas passer à côté du "Argument" de Jah Batta, du "Showcase" de Wayne Jarrett ou du "West Bound D Train" de Super T. Ces noms ne vous disent rien ? Normal, ils font partie des victimes du reggae bizness. Heureusement, Wackie's est là pour leur apporter la reconnaissance méritée. Ces "Reggae Goodies" sont sortis en 1977 sur l'un des labels de Wackie : City Line. On pourrait commenter chacun des titres car tous ont une histoire, à l'image de "Basement Session" de Joe Morgan, évoquant les soirées sound systems dans les basements (sous-sols) de New York. On trouve des artistes cachés derrière des pseudos comme Jah Carlos (aka Don Carlos), Jah Junior (aka Junior Delahaye), ou encore Azul (aka Clive Hunt) en duo avec Sel Wheeler sur "Love Dream" et ses trombones d'une chaleur rare. On reconnaîtra aussi les voix de Leroy 'Heptones' Sibbles et Wayne Jarrett cachées parmi les Chosen Brothers. Dans cette sélection de 45 tours, aucun n'est à éluder. Ils renferment tous un mystère, une part d'Histoire du reggae. Qui sont les African Jamaicans, Jerry Hitler, Roots Hangover ou Wanachi ? A vous de mener l'enquête ! Le son Wackie's est à lui seul une énigme. Fait de reverb alors inconnues et de bricolages sonores sans pareil, on comprendra aisément pourquoi Horace Andy considère la Wackie's House of Music comme le Studio One de New York. Ces volumes 1 et 2 ont été enregistrés chez Lloyd Barnes et seul le premier est passé par le Tubby's Studio pour le mixage. Pour la plupart inédits, on retrouvera pourtant certains de ces singles sur des albums solo. C'est le cas du "John Brown" de John Clarke ou du "Sweet Feelings", emprunté aux Abyssinians par les Love Joys, duo féminin exceptionnel n'ayant laissé que 2 albums. On y trouve aussi le premier enregistrement de Stranger Cole "Capture land", un monument spirituel. Si on devait faire la fine bouche, on regretterait l'absence de "Freedom is a must" enregistré lui aussi en 1977 avec un certain Burning Spear aux percus. Au lieu de 31, on s'arrêtera donc à 30 perles du reggae comme on n'en fait plus. Les deux volumes sont disponibles en vinyles. Le catalogue compte quelques cinquante albums, le festival Wackie's des rééditions ne fait que commencer.
Par Max
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