Evidemment on s’attend à du dancehall pur et dur avec
Vybz Kartel. Et puis
on attend son album depuis pas mal de temps, alors on se dit qu’on va en
prendre plein la tête. Et quand on découvre la pochette très léchée de ce
second album de l’artiste from JA, on crie au secours !! Cela ne peut que
déchirer. On lance le 20 titres de l’artiste « Updo the Time », impatient.
On commence donc avec le bon « U nuh have a phone » posé sur le Hello Motto.
Pas mal du tout. Pas le meilleur de la série mais quand même Vybz est bien inspiré sur ce coup là. C’est ensuite que cela se corse. Aie ! Première
déception avec le titre « Tight Pussy gal dem » peu original et répétitif
(on revient sur les propos qu’on vous laisse découvrir…). On se demande
ensuite ce que vient faire « Guns like these » aux accents très dance. Et
que dire de « So me a say » , un titre improbable qui reprend un de
meilleurs gimmigks de l’artiste et qui se révèle ennuyant au possible ?
Alors c’est vrai que quand on regarde les plus gros riddims dancehall, c’est
rarement
Vybz Kartel qui emporte la palme du meilleur morceau, mais bon, onpouvait s’attendre à mieux. Certains diront que je suis dur mais vu le
talent de l’artiste on se demande parfois comment avec des producteurs comme Don Corleone, Clive Hunt ou Christopher Birch on obtient pas mieux.
Evidemment un titre comme le duo avec
Barrington Levy (ah bon ?) est là pour rassurer les fans de la première heure : Dansant, tonique l’artiste semble pouvoir lever les foules. Mais tout de suite le remix du générique des 2 flics à Miami nous calme. C’est pas mal mais pas de quoi s’extasier
non plus. C’est alors que « Go Fi dem » vient tout mash up. On se prend à
rêver et croire à quelques mauvais titres. Et « Smuggler » vient confirmer
que cet album possède néanmoins de sérieux atouts. « Higher attitude » n’est pas totalement convaincant malgré la présence du Warlord qui a lancé Vybz et probablement à cause de la voix de Baby G à laquelle je ne me ferai jamais.
« Dutty Landlord » enchaîne. Titre original, il montre que Vybz kartel sait
quand même s’adapter à toutes les situations rythmiques. « I Neva » fût lui
en haut des charts jamaïcains en juin 2005 sur le Junkanoo riddim. Au rayon des featurings on note la présence de
Wayne Marshall (très en voix ces temps-ci sur du nu-roots) sur un bon « Late Night » et sur « Need U Girl » (sur le pitbull riddim mais moins bon). On finit cet album quelque peu décevant avec « Say Hello » et « Rough sex » en duo avec Delicious (pas mal c’est vrai malgré les paroles). Vous l’avez compris cet album ne m’a pas convaincu tant par le choix des morceaux originaux que celui des riddims.
Mais bon, les amateurs du Vybz y trouveront sans doute de quoi se
satisfaire. A écouter néanmoins avant d’acheter.