Après une traversée agréable du parc de la Villette, nous revoilà au Cabaret Sauvage, pour une fois de plus accueillir un grand nom de la scène jamaïcaine,
Alton Ellis.
C'est le Home Grown band qui assure le backing ce soir là, accompagné d'une section cuivre remarquable tout au long du show "Full Horn Section" qui assurra même les choeurs.
C'est
Omar Perry qui ouvre le bal avec une première partie dans les règles, il chauffe la salle sur du nu-roots et quelques riddims du moment, sans oublier quelques ska pour nous mettre dans la vibe. Son style est intéressant, son flot et sa voix plus que passable mais un "je ne sais quoi" manque à cet artiste pour affirmer une véritable identité au milieu de la déferlante de nouveaux chanteurs Jamaïcains.
Le public adhère tout de même complètement et c'est sous les ovations qu'il quitte la scène pour laisser la place à un chanteur présent ce soir là et dont la prestation inattendue va finir d'enflammer les fans d'
Alton Ellis.
C'est Leroy Brown, chanteur peu connu du public reggae en général qui se présente et qui nous interprète deux titres de son répertoire inna old style. Quel charisme, quel style, l'arrivée de Leroy Brown sur les scènes européennes va réjouir plus d'un addict de reggae 70's.
Alton Ellis est alors annoncé et c'est en costume blanc, du chapeau aux chaussures, qu'il fait honneur au public du Cabaret Sauvage, qui se laisse envahir par le charisme, l'élégance, les mélodies et le chant de l'artiste, sans retenu, on ne cesse de reconnaître les bigs titres du singer et de les chantonner avec lui et la salle en coeur "Breaking Up", "I'm Still a Man", "Dance Crasher", "Really Want To Love You", "La la la Means I Love You", une reprise de "Party Time" des
Heptones, il enchaîne avec aisance et se laisse aller aussi à reprendre le World of Reggae Music "Welcome to Jamrock" d'Ini Kamoze, un hommage à une génération de chanteurs plus jeunes que lui, puis "My Willow Tree", "Rocksteady", et le célèbre "I'm Still in Love". C'est un triomphe le public est ravi et le fait entendre, il faut dire que le backing band (Home Grown) était de qualité ce soir là, un show très carré suremment répété, avec des cuivres plus qu'agréables, c'est un plaisir de trouver un show avec ces qualités instrumentales sur les scènes reggae parisiennes. Un coup de chapeau donc aux musiciens qui accompagné monsieur
Alton Ellis qui a enflammé le Cabaret Sauvage durant deux heures pour le plus grand plaisir de ses fans venus très nombreux.