Ninjaman : un nouvel anniversaire en prison
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Ninjaman : un nouvel anniversaire en prison

24 Janvier 2022

Ninjaman est incontestablement un des deejays qui a connu le plus de succès à la fin des années 1980, début des années 1990. Né le 24 janvier 1966 (on fête aujourd'hui ses 56 ans) à Kingston, Desmond Ballantine va se faire une réputation de bad deejay dans les nombreux sound systems qu’il a fréquentés.

Il débute ainsi sur la sono Black Culture, puis rejoint le sound Killimanjaro. C’est à cette époque qu’il acquiert son style si particulier et qu’il apprend les risques du métier aux côtés de deejays reconnus comme Super Cat. Son surnom à l’époque c’est Double Ugly, tout un programme. Il s’appelle ensuite Uglyman puis opte pour Ninjaman. C’est le sound Killiamnjaro qui va produire son premier single Protection en duo avec Courtney Melody. Le succès est au rendez-vous.



Il enchaîne ensuite les collaborations avec tous les producteurs de l’époque : De Steely & Clevy à Fatis Burrel, en passant par Bobby Digital, et Ini Kamoze. Ce qui fait la particularité de Ninjaman c’est le fait que cela soit un véritable rudeboy, un enfant du ghetto qui n’a pas peur d’afficher son statut de délinquant et revendique fièrement ses folies. Ainsi nombre de ses titres parlent de cette violence.

Ecoutez Murder Dem, Above The Law, Border Clash… Citons également les big tunes Fulfilment et Reality Yuh Want. Malheureusement, Ninjaman a souvent été aux prises avec le justice jamaïcaine, ce qui mettra quelques freins à sa carrière. Il n’en est pas moins le grand concurrent de Shabba ranks dans le début des 1990. Don Gordon, un autre surnom, enregistre à cette époque le Original Front Tooth, Gold Tooth, Gun Pon Tooth Don Gorgon chez Greensleeves.

On le retrouve aussi quelques années plus tard, en 1997, sous le nom de Brother Desmond, chrétien convaincu. Mais l’homme ne change pas et croit dur comme fer en ses chances. Il connaît des problèmes de drogue qu’il combat courageusement et continue d'apparaître sur de bons riddims comme le Clappas, le Sleng Teng, le Dun Dem ou le Mudu Up. 

L'artiste s'engage en faveur de la non-violence en 2008, mais ses démons le rattrappent et il est inculpé (avec son fils) en 2009, dans une affaire de meurtre. Il reste alors 3 ans derrière les barreaux avant d'être libéré saus caution pour 2 millions de dollars jamaïcains. Dès sa sortie en 2012, l'artiste reprend le chemin des studios.



Mais ce retour ne sera que de courte durée. En effet, le procès dans l'affaire précité a lieu et il est condamné à la prison à vie en 2017. Ninja Man rejoint donc Vybz Kartel en prison. Il a sorti quelques titres depuis (des titres conscients et qui incitent les jeunes à fuire la violence), mais rencontre des ennuis de santé et n'est pas dans les conditions pour être aussi productif que Kartel...

Par Reggae.fr
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