The Gladiators, concert-adieu à l'Elysée
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The Gladiators, concert-adieu à l'Elysée

Après avoir rencontré en interview Albert Griffiths et son fils Al , un peu endormis, il nous tardait de les voir le soir même sur scène. L'Elysée Montmartre est plein à craquer, le show débute vers 21h. Le groupe est composé des piliers des Gladiators : Gallimore Sutherland (riddim guitar et chœur), Clinton Ruffus (lead guitar), Vernon Sutherland (claviers) Ruddlowe Robinson (chœurs) et d'Earl 'Bagga' Walker (basse) et à la batterie : Anthony Griffiths. Le set débute sur une intro instrumentale où l'on découvre avec plaisir la présence d'un sax ténor et d'une trompette. La basse transperce le nuage de l'Elysée. La soirée s'annonce bien ! Albert Griffiths apparaît, décochant au public parisien le sourire communicatif dont il a le secret et une classique petite phrase en français : "Bonsoir, tout le monde va bien ?" L'Elysée se déchaîne. Force est de constater que le forward du public français à l'égard des Gladiators est toujours aussi impressionnant. "Are you Ready ?" éternelle question d'Albert Griffiths. Le public est prêt et le show commence. Le riddim est précis, la voix d'Albert Griffiths toujours aussi solide. Il enchaîne, comme à son habitude, ses hits comme "Jah Works", "Write to me", "Jah go before us" ou, issu du récent "Something A Gwaan" le titre "Hold Me Jah". Il y a toujours de la place pour un dubwise dans les versions. Albert Griffiths n'est certes pas un danseur invétéré mais reste étonnamment statique. Il tient, en permanence, son bras droit dans le dos pendant toute la première moitié du show. Puis il fait entrer son fils Al et le présente au public qui lui réserve un très bon accueil. Acclamés, Al et Albert lèvent leurs mains serrées, le symbole est fort et on ne peut s'empêcher de penser à la fin d'une histoire. Al se dirige vers le micro chœurs et Albert lance le classique "Stick A Bush" qui lui permet de présenter le groupe. Al n'harmonise pas mais tient, avec son père, le lead vocal. Chacun se présente en solo. Les interventions du sax et du trompettiste qui lance le thème du Rockfort Rock Riddim déchaînent le public. Le morceau s'achève sur le solo de batterie d'Anthony Griffiths qui fait jumper Albert, Ruddlowe, Al et les cuivres. Al échange alors sa place avec celle de son père. Pour être sûr que le symbole soit assez fort, c'est "Mix Up" qu'il chante en premier, faisant ainsi comprendre que ces chansons sont désormais les siennes. Quelque chose nous choque dans sa posture : il se tient immobile, le bras droit tenu dans le dos. Les messages ne cessent de pleuvoir et la soirée ressemble véritablement à un rite de passage. La voix d'Al est assez voisine de celle de son père mais semble néanmoins avoir moins d'impact. A l'écoute de l'album, la différence est assez notable et n'est pas sans faire penser à un habile mélange entre la voix de son père et celles des membres d'Israel Vibration (!) Albert Griffiths s'est retiré en encourageant le public à applaudir son fils : "Frappez les mains !" Al Griffiths se charge du mythique "Hello Carol", de "Bellyfull" ou encore "Roots Natty". Il relève le défi mais semble peut habituer à chanter si longtemps, la voix fatigant un peu sur la fin du show. On aperçoit Albert Griffiths au hasard d'un faisceau lumineux, assis en backstage, observant son fils. Al place quelques morceaux de SON nouvel album "Father & Sons" dont les titres "Bull Buck" et "Captivity" il me semble(?). Il continue avec la reprise fétiche du groupe : "Soul Rebel". Après 1h 30 de show, le groupe quitte la scène dans le faya du public et est rappelé pour un dernier titre que Al vient chanter seul… Dread Out ! Le concert de ce soir s'achève mais marque le commencement de la carrière des (Youth) Gladiators. Le flambeau est officiellement transmis. Une affaire (de famille) à suivre.
Par Max
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