Ragga Dub Force Festival 2025
concert Reggae français 4

Ragga Dub Force Festival 2025

Le Ragga Dub Force Festival a réuni un public nombreux et courageux, venu braver le froid et la neige pour célébrer la scène reggae francophone au Kilowatt, à Vitry-sur-Seine, fin novembre.

Il est toujours bon de rappeler, surtout aux plus jeunes, à quel point le Ragga Dub Force est une institution majeure dans l’histoire du reggae francophone. Véritable pépinière d’artistes, ce groupe formé en 1987 autour de Mosiah Lévy a vu passer des figures majeures telles que Tonton David, Azrock ou encore les Neg’Marrons. En 1990, ils enregistrent la première compilation Ragga Dub Force, considérée comme la première compilation de raggamuffin français.




 



Activiste de la première heure, Mosiah a su transmettre le flambeau : son fils, Mathieu Ruben, artiste depuis son plus jeune âge, travaille aujourd’hui à ses côtés dans l’organisation du Ragga Dub Force Festival.




Pour échauffer la salle, plusieurs sound systems sont venus prêter main forte au Ragga Dub Force. K-za, Easy Style et Calaloo ont enchaîné des sélections affûtées, laissant une belle place au new roots et installant une ambiance chaleureuse malgré la météo glaciale.



Le parrain de la soirée n’était autre que la légende Daddy Yod, qui s’est chargé de présenter chaque artiste. Avec générosité, il a eu un mot pour chacun, donnant à la soirée cette touche de respect et de transmission.






Le band composé d’Ibis, Christian Moore, Dominique Marie Joseph, Ras Maiky, Suga, Ismaël Nobour, ainsi que Milady et Peytcho aux chœurs, a ensuite pris possession de la scène pour accompagner la belle brochette d’artistes présents. Ils ont joué plus de deux heures trente non-stop, une véritable performance.





Se sont succédé : Gwarjahn, Valéwsrie Tribord, Jabal Amos, Misié No, Jah Ziek, Maylan Manaza, Sista Jahan, Profa, Lidiop, Tuco Gadamn, Mathieu Ruben, Echo Minott et Balik de Danakil. En guest, Stranjah Miller a fait une apparition surprise, le temps d’un titre, pour le plus grand plaisir du public.



Pour clôturer cette superbe soirée, l’ensemble des artistes est remonté sur scène afin d’offrir un freestyle collectif sur le classique One Love de Bob Marley. Un moment fort et fédérateur, à l’image du festival. Comme l’a répété Daddy Yod tout au long de la soirée : « Nous-mêmes par nous-mêmes. »

Par Franck Blanquin
Commentaires (0)

Les dernières actus Reggae français