C’est dans le cadre prestigieux de la Salle Pleyel que l’équipe et les musiciens de Naâman ont donné rendez-vous au public pour rendre un hommage musical à l’artiste, disparu en février 2025. Affichant complet en seulement 24 heures, cette soirée exceptionnelle témoigne de l’attachement indéfectible du public à celui qui a profondément marqué le paysage reggae français.


Dès l’ouverture des portes, une foule nombreuse se presse dans le hall de la salle. Les regards se posent sur les magnifiques clichés de Valentin Campagnie, qui a accompagné Naâman au fil de son parcours, appareil photo en main. Sur scène comme dans les coulisses, ces images capturent des instants de vie. Un témoignage visuel touchant, qui donne le ton de cette soirée placée sous le signe du souvenir et du partage.




En attendant le début du spectacle, le public se laisse porter par une sélection de classiques reggae chers à Naâman : The Mighty Threes, Freddie McGregor, Barrington Levy, Max Romeo, Gregory Isaacs, Dennis Brown….


Après un court entracte, ses fidèles musiciens du Deep Rockers Crew font leur entrée. Avant de lancer le spectacle, ils se réunissent au centre de la scène dans un moment de communion, tandis que résonne la voix de Naâman (extrait d’une interview que nous avions réalisée en 2022, à voir ou à revoir ici). Un instant suspendu, chargé de sens, comme une manière de rappeler que, malgré son absence, l’artiste est toujours là, au cœur de cette aventure collective.







Le programme des invités n’ayant pas été dévoilé au public, chaque apparition réserve son lot de surprises. Les premières notes de Karma annoncent l’arrivée de Théo et d’Ogach, de Jahneration, accueilli avec enthousiasme par la salle. Mood Supachild prend ensuite le relais, bientôt rejoint par Ramy Raad pour interpréter Rebel for Life et House of Love.




Tout au long de la soirée, les artistes se succèdent sur scène, portés par une énergie communicative et une même envie de faire vivre l’héritage de Naâman. Losso Keita, Brarda, Scars, Volodia, Cheeko, Sara Lugo, Naé et Mary May…. viennent tour à tour apporter leur voix et leur sensibilité à cet hommage collectif. Les voix se répondent et les morceaux prennent une dimension particulière : ce soir, chaque interprétation est une façon de faire vivre la musique de Martin, alias Naâman.







Parmi les moments marquants, Marcus Gad livre une interprétation poignante de Soul Plan, extrait de Temple Road, le dernier album de Naâman.
Sur Outta Road, Balik, du groupe Danakil, surgit à son tour pour rejoindre les artistes présents sur scène. Peu à peu, plusieurs d’entre eux se retrouvent réunis pour partager ce moment, dans une communion musicale à l’image de l’esprit fédérateur de Naâman.

Son fidèle complice, beatmaker et producteur Fatbabs réserve également une surprise au public : un titre inédit enregistré par Naâman, Eternal Life.
Mais cet hommage ne se limite pas aux performances musicales. Les émotions se succèdent également lorsque les parents, les frères et sœur de l’artiste prennent la parole pour évoquer ses jeunes années. Avec beaucoup de tendresse, mais aussi une pointe d’humour. Des témoignages qui rapprochent encore un peu plus le public de celui qu’il est venu célébrer.




La voix de Naâman demeure omniprésente au fil de la soirée. À travers des extraits et des messages, il partage à nouveau sa philosophie de vie, sa vision du monde et sa manière d’affronter les épreuves qui jalonnent l’existence. Des mots qui prennent aujourd’hui une résonance particulière et rappellent la profondeur du message qu’il portait à travers sa musique.
Moment particulièrement émouvant, Karishma, son épouse, vient lire un magnifique texte écrit par Naâman peu de temps avant sa disparition.
Et parce que la musique ne s’arrête pas, l’équipe de Naâman annonce une nouvelle qui ravit le public : la sortie d’un nouvel album prévue pour le 25 février 2027, date anniversaire de la naissance de l'artiste.



Dans la salle, les sourires se mêlent aux larmes. Les souvenirs affluent, les voix s’élèvent et les chansons rassemblent. Il y a de la tristesse, bien sûr, mais aussi une immense gratitude et cette joie particulière de pouvoir encore célébrer un artiste qui a tant donné à son public.




Pour conclure cette soirée, Mood Supachild invite la foule à apprendre le refrain d’une chanson inédite de Naâman, jamais enregistrée. Quelques instants suffisent pour que le public s’approprie ces paroles et les reprenne en chœur. Sur scène, l’ensemble des artistes présents se rassemble pour saluer la salle. Un final magique, où les voix du public et des musiciens se rejoignent dans un dernier élan collectif.
Cette soirée à la Salle Pleyel aura été une véritable célébration de la vie, de la musique et du lien indéfectible qui unit Naâman à son public. 





L’histoire continue de s’écrire en musique. L’équipe de Naâman a d’ailleurs programmé plusieurs dates en France afin de prolonger cet hommage. Une nouvelle occasion de se retrouver autour de ses chansons, de faire vivre son héritage et de célébrer, ensemble, une musique qui continue à rassembler.






