Passage Productions connu pour avoir sorti le DVD des
Jamaica All Stars et les faire tourner se met au dancehall. Ragga Bashment est en effet une énième compilation sur un marché du reggae et du dancehall qui n’en manque pas. On débute avec un bon
Tanya Stephen, Party Tonight, produit par Linford Marshall. On enchaîne avec
Beres Hammond en duo avec Flourga toujours par le même producteur. Rien à dire le morceau a de la tenue. C’est au tour de
Michael Rose de poser « Rough Life ». C’est pas le meilleur morceau de l’ex-chanteur de
Black Uhuru mais bon pas le pire non plus. En revanche, Hidden Secrets par
Capleton est bien sympa, de même que Fire come Now par
Anthony B. (même très sympa). Ce dernier pose également l’excellent Rub a dub style ! La prestation de
Buju Banton est de qualité mais le riddim n’est pas ce qui se fait de mieux. Dommage. Même chose pour le track de
Sizzla qui bizarrement sur ma platine passait en track 14 alors qu’il est présenté en 13. c’est
Bounty Killer et Al Pancho que j’ai sur ce dernier morceau. Le tune est de qualité sur un riddim basé sur un riff de violons. Original et dansant. Passons à Energy God aka
Elephant Man qui pose une tuerie : Man a go War. Pour moi le meilleur morceau dancehall de cette compilation. Notons également les belles prestations de
Glen Washington et de Marcia Griffiths. Cette compilation est donc de bonne facture. Attention toutefois dans les trois bonus tracks le Revolution riddim n’est pas la version originale de l’Intercom. D’ailleurs c’est vrai que le tracks de
Dennis Brown et Prestige intitulé Revolution (un bon roots soit dit en passant) peut prêter à confusion. Mais bon c’est toujours sympa d’avoir trois instrumentales, d’autant plus que si revolution est bien Roots, Soldier est plus rub a dub. On peut donc chanter sous la douche le son à fond ou faire la sieste avec ces trois instrumentales de qualité. Une compilation à écouter.