Kiprich Outta Road
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Kiprich Outta Road

Sorti fin 2005, on revient sur l’album de Kiprich qui n’a pas eu l’écho qu’il aurait dû. Il faut dire que ce n’est pas facile de percer dans le monde du dancehall, trusté par Sean Paul, Shaggy et autre Elephant Man. Raison de plus pour parler un peu d’artistes moins connus, mais qui avec un peu plus d’exposition pourrait bien éclater un jour sur la scène internationale. Pour se convaincre, réécouter le single Liquor posé sur le « El Toro riddim ». On retrouve également le hit « Baby Song » posé sur le Military riddim. Toujours dans la lignée des riddims qui se sont imposés en 2005, le Applause accueille Kiprich pour un bon Tek Time. Et si vous êtes un peu lassé par trop de sons harcore, retrouvez Kiprich en version roots sur Telephone Ting (My baby riddim), sur Peace et sur the Letter. Un style intéressant qui laisse présager une reconversion de Kiprich en prince du lover ? L’étrange Fake semble infirmer cette hypothèse. Le riddim est limite et le style vocal de l’artiste ne s’impose pas. Et c’est là un vrai problème, cet album de seize titres ne comporte pas assez de big tunes. Où sont ses versions du Salsa riddim, du High Society, du We nuh da rat ? C’est vraiment dommage de se passer de tels titres sur un premier album. Heureusement, « My Best day » est présent sinon on aurait frôlait le défaut de direction artitistique. Dommage donc pour Kiprich qui aurait mérité mieux et qu’on attend en France pour un show promis depuis longtemps, mais toujours repoussé. Avis aux promoteurs.
Par West Indian
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