'Wet Dream' : un des 1ers grands standards reggae à caractère sexuel
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'Wet Dream' : un des 1ers grands standards reggae à caractère sexuel

8 Juillet 2021

Le slackness est un courant musical apparu dans les années 80 qui s'est largement répandu en Jamaïque grâce aux stars du dancehall comme Spice, Alkaline ou Vybz Kartel, mais la tradition des chansons à caractère sexuelle dans les Caraïbes date de bien longtemps.

Déjà à l'époque du mento, les Jamaïcains n'hésitaient pas à parler crument de sexe dans leurs chansons et Max Romeo obtenait sans doute le premier hit coquin en 1968 avec Wet Dream. "Je crois qu'un élan de folie a traversé mon esprit quand j'ai pensé à ce sujet de chanson", nous confiait le chanteur en 2013.

Lui qui est plutôt timide n'ose pas enregistrer cette chanson, et c'est finalement le producteur Bunny Lee qui parviendra à le convaincre. Il y relate des rêves érotiques et n'hésite pas à s'adresser à sa partenaire de manière autoritaire : "Lie down gal, let me push it up" (ndlr  : Allonge toi fille et laisse moi te chevaucher.) Le morceau est bien sûr censuré sur les radios yardies et anglaises et devient forcément ... un tube. Ce qui poussera son auteur à enregistrer bien d'autres titres du même genre compilés sur l'album Banned Censored au dos duquel il est même conseillé à l'auditeur de porter un préservatif durant l'écoute !

Devenu rasta par la suite, Max Romeo n'aime plus trop aborder cette période de sa carrière. Il s'autorise tout de même à chanter Wet Dream sur scène lorsque des skinheads fans de early reggae le lui réclament.

Par Reggae.fr
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