Vanzo

Vanzo

Vrai nom : Devano McLean
Nationalité : jamaïcaine

Entre Sligoville, paisible bourgade rurale où il est né et qui se trouve près  de Kingston, Jamaïque, à la bouillante et tellurique Spanish Town où il a grandi, il n’y a que 16 km que le jeune Devano McLean a souvent  parcourus pour aller au lycée, puis plus tard pour travailler à la sucrerie comme opérateur de centrifugeuse.

Arrêt sur image, flash-back: à la tombée du jour, les grenouilles sifflent en cadence dans les collines luxuriantes de Sligoville, premier village d’esclaves affranchis en 1834 et berceau du Rastafarisme avec sa communauté de Pinnacle, fondée en 1940. Dans la petite maison familiale où il vit avec son frère et ses parents, Devano est bercé par les airs de piano joués par son père et les chants gospels de sa mère. Non loin de là, l’église baptiste, comme il en existe beaucoup dans la vaste paroisse de Sainte-Catherine, fait le plein tous les dimanches. Très tôt, par atavisme, Devano sait plaquer ses premiers accords « à l’oreille » sur le clavier paternel et s’accompagne au chant. Et naturellement lui viennent ses premiers riddims. « À cette époque, j’avais déjà une team qui s’appelait Digital Crew... ». Pour les gamins des collines bleues, les tambours Nyahbinghi du « Pinnacle » ont depuis longtemps laissé la place au Ragga, ou au New Roots des années 2000. Flash-forward : À Spanish Town (ancienne capitale de la Jamaïque bientôt absorbée par sa tentaculaire voisine Kingston), ville natale de l’iconique Grace Jones, et accessoirement théâtre de la guerre entre rudies, Devano s’est lui aussi, comme ses ancêtres de Sligoville, définitivement affranchi du travail de la canne à sucre. Et s’est mué, de Sound Systems en Dancehalls, en Vanzo. Ses influences du moment : Vybz Kartel et surtout Tenor Saw. « Tenor Saw m’a beaucoup inspiré. Mais je me suis fait mon propre style, un mix de R&B, dancehall, hip-hop et jazz ». L’épisode charnière de sa jeune carrière suivra en 2017, au Magnum Kings & Queens of Dancehall, show télévisé équivalent de la « Nouvelle Star » en France... Lancée en 2007, l’émission offre alors 1.500.000 $ jamaïcains (environ 10000 $ US) au vainqueur, avec un contrat de production pour un single avec l’incontournable producteur Troy « Troyton » Hinds. Le jury est composé de stars comme General Trees, Gramps Morgan ou Bounty Killer. Vanzo parvient en finale de ce « contest » impitoyable, où les victimes se comptent par milliers au terme d’interminables éliminatoires à travers l’île entière. « Le Magnum n’exigeait pas d’avoir un background musical pour pouvoir participer. Il s’agissait seulement d’être prêt à concourir. Être adoubé par Bounty Killer, ça vous booste vraiment dans le business... » Cela lui permet de jouer dans la même cour que ses pairs Demarco ou Chronixx: très vite, les premiers hits s’enchaînent. « Arif Cooper - le fils de Michael « Ibo » Cooper de Third World, qui a produit Sean Paul, Vybz Kartel, Beenie Man et Demarco - a sorti deux de mes morceaux, Mi Good et Relationships goals ». Ces titres sont aussitôt diffusés sur les radios et plébiscités dans les dancehalls, où sa voix cristalline et son flow chaloupé mettent le feu sur la piste. Les clips vidéo, comme « Alright », cartonnent sur Youtube. Vanzo est à l’affiche des plus grands festivals jamaïcains comme le Rebel Salute ou le Reggae Sumfest, avec Buju Banton ou Bounty Killer. L’actualité de Vanzo se trouve désormais de notre côté de l’Atlantique: la star montante du Dancehall a été conquise par le savoir-faire de la team de Street Machine Production, avec son équipe française de composition musicale et direction artistique. La sortie d’un Album avec video clip est prévue pour la rentrée, avec des “wicked tunes” comme In the City, Hardest, Happiest Thing ou Nuff Gyal. Wul on Nuh A...VANZO Whooie !

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