L'été 2004 fut chaud cette année avec pas moins de trois festivals reggae en France. Parmi eux, le Ja'Sound. La première édition de ce festival eut lieu à Lezan, entre Ales et Nîmes et sous un soleil magnifique. Si à l'origine, il devait être l'occasion de célébrer la gloire du plus fameux des studios Jamaïcains : Studio 1, la mort de son fondateur Sir
Coxsone le transforma en hommage. Et même si on put noter l'absence de
Rico Rodriguez,
Big Youth, BB Seaton,
Derrick Morgan, force est de constater que les artistes présents assurèrent des shows de grande qualité. On se rappellera de cette première journée avec une excellente performance d'
Al Campbell, un set d'un
Dave Barker survolté, et un final de
Dennis Alcapone au sommet de sa forme. Tout cela entrecoupé des mix d'Abashanti I dont la réputation n'est plus à faire et qui n'a d'égal que sa gentillesse.
Perdus dans la campagne gardoise, les festivaliers n'avaient plus qu'attendre une seconde journée qui promettait . Et en effet, elle teint toutes ses promesses. D'abord avec
Rod Taylor backé par l'un des plus célèbres duos basse batterie du reggae Mafia & Fluxy. Les amateurs d'instrumentaux surent apprécier la qualité de ces artistes en live. Les fans de
Linval Thompson purent apprécier ensuite la bonne forme de leur artiste favori qui sort un album chez Makasound. Puis ce fut autour de Michigan, sans Smiley, de retourner le festival avec une énergie incroyable !!!
Mikey Dread clôtura la soirée avec
Ranking Joe qui monta sur scène pour interpréter quelques duos de folie avant de rejoindre son royaume le sound-system. Et si quelques-uns doutaient encore de la forme du deejay vétéran, ce dernier prouva sa valeur en animant la soirée jusqu'à plus de 4h du matin. Le festival se termina en apothéose avec une affiche qui fut tenue (ça mérite d'être noté) et qui ravit les amateurs de roots et de new-roots. Le show débuta avec un
Natural Black au top de sa forme qui enchaîne les big tunes et les pull up. Puis se fut au tour de
Junior Delgado d'effectuer un excellent show avant de laisser sa place à
Yami Bolo (toujours autant apprécié en France). Le final débuta par
Queen Ifrica et se clôtura sur l'incontournable
Tony Rebel. A niveau sound-system c'est David
Rodigan lui-même qui mixa des hits et des hits, puis Anthony Johnson et Fatman qui se relayèrent au micro. Seul bémol : dommage que pas plus de monde n'ait pu assister à ces concerts, et espérons que l'année prochaine une seconde édition aura lieu...